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>> La Verrière - Fondation d’entreprise Hermès, Bruxelles

MARIE COOL FABIO BALDUCCI
La Verrière - Fondation d’entreprise Hermès, Brussels, 2018



EXPOSITION DU 18 AVRIL AU 7 JUILLET 2018

LA VERRIÈRE - FONDATION D’ENTREPRISE HERMES, BRUXELLES (BELGIQUE)
50, BOULEVARD DE WATERLOO

Marie Cool Fabio Balducci, Untitled, 2 sheets of paper (A4),
sunlight, desk (property of C.B.), 2016
Action, various dimensions
Courtesy of the artists artistes and Marcelle Alix, Paris
Photo : Marie Cool Fabio Balducci
With thanks to : documenta 14

LA POESIE COMME SABOTAGE

« Il y a deux manières d’aborder l’oeuvre de Marie Cool et Fabio Balducci : une manière éthérée et une manière terrestre. Une verticale et l’autre horizontale. Une manière fictionnelle et une manière fonctionnelle. Cette césure de deux plans, l’un transcendant et l’autre immanent, dessine deux perspectives qui coexistent pacifiquement dans l’oeuvre. La première est la plus évidente et la plus immédiate pour toute personne confrontée à leurs gestes ténus mais précis, réalisés avec une attention extrême dans l’espace d’exposition. Courir autour d’un sac plastique qui vole par le déplacement d’air suscité, laisser tomber du sel sur des feuilles blanches, sectionner de la main les sommets d’un tas de sucre, faire vibrer du doigt un ruban de scotch tendu dans l’espace, tenir deux feuilles A4 à la verticale par la paume des mains. La sorte de grâce qui ressort d’une pratique aussi peu démonstrative que les artistes le sont eux-mêmes sur les significations de leur travail correspondrait à ce que je nommerai ici la part de l’enfance. Soit, étymologiquement, celle d’un “avant le langage” 1, d’une redécouverte des conditions physiques de l’environnement (l’espace, le temps, la lumière, la pesanteur) par l’expérience. Mais ce caractère éthéré et mutique a, pour le coup, quelque chose d’un “mal entendu”. Car derrière ce silence murmure une part adulte du travail, qui est la part informée, intentionnelle plus qu’intuitive, culturelle plus que spirituelle. Cette part sait que les gestes ne sont jamais insignifiants mais sont pris malgré eux dans une histoire des formes, des idées et des sociétés, et qu’ils sont donc redevables d’une superposition de faits et d’affects, dans leur production autant que dans leur réception. C’est cette part plus critique du travail, relayée par le choix précis des matériaux utilisé par Cool Balducci, qui perce la surface formelle des choses.

MESURE POUR MESURE

D’abord, il y a l’espace de la table, ou plutôt du bureau, une constante dans l’oeuvre de Cool Balducci, comme support des performances, mais aussi objet sculptural. Souvent, Marie Cool ou des performeurs recrutés pour l’occasion s’y attablent pour produire des formes en manipulant un fil de coton, des feuilles de papier, des crayons ou bien du scotch. Parfois, il s’agit de la déplacer en fonction des projections du soleil sur le sol. Plat, ou plutôt plan, le bureau représente un espace d’exécution plus que de monstration. Ni étal ni établi, le mobilier standardisé privilégié par Cool Balducci dans leurs expositions véhicule une vision très tertiaire de l’économie. Ce faisant, il évoque une trouble déréalisation du travail, qui s’incarne aussi dans le matériel employé (la feuille A4, le ruban de scotch, la règle en plastique), interchangeable d’une activité à l’autre. Cette critique des normes de l’économie administrative est un indice des enjeux politiques de l’oeuvre, tous ces accessoires n’étant que les déclinaisons d’une standardisation généralisée des environnements professionnels, qui agissent comme substituts refoulés de la disparition de la marchandise, évacuée de la partie visible de l’économie aujourd’hui. Dès lors, on comprendra que cet attirail tertiaire, choisi avec conscience par les artistes, n’est pas seulement le matériau du travail, il en est aussi le sujet.
Plus précisément, ce qui est en jeu dans les formes réduites de Cool Balducci, c’est une abstraction de l’idée de mesure, qui aborde en creux le caractère coercitif de la norme. Ce motif de la délimitation arbitraire se retrouve dans la frontière tranchante entre l’ombre et la lumière (mise en jeu par le passage d’une feuille de papier), la frontière mouvante des crayons sur la table, la frontière du scotch qui sépare l’espace ou enceint l’eau déversée sur une table. Mais ce conditionnement est parfois encore plus implicite : c’est l’air, la pesanteur ou la Biafine sur les mains qui autorise ou limite les possibilités du mouvement. Les objets conditionnés industriellement sont ainsi reconditionnés par un ordre physique et matériel, qui opère comme une mesure (au sens de “se mesurer à”) de ces lois mécaniques. Mais, et c’est là qu’affleure le poétique, il s’agit toujours de pratiquer une mesure sans résultat ou une évaluation sans norme, si ce n’est celle, contingente, du présent. En bref, une mesure pour mesure.

Marie Cool Fabio Balducci, Sans titre, 2005‐2017
Activité concentrée dans une feuille de papier format A4, technique mixte, 21x29,7 cm
Courtesy les artistes et Marcelle Alix, Paris
Photo : Marie Cool Fabio Balducci

Marie Cool Fabio Balducci, Sans titre, 2005‐2017
Activité concentrée dans une feuille de papier format A4, technique mixte, 21x29,7 cm
Courtesy les artistes et Marcelle Alix, Paris
Photo : Marie Cool Fabio Balducci

DESSINS SANS DESSEINS

La précision qui accompagne l’oeuvre de Cool Balducci pourrait être réévaluée à l’aune de cette vanité de l’activité. La beauté de certains gestes ne cache pas la répétition, l’automatisme et le conditionnement parfois absurde qu’ils impliquent. Dès lors, l’art de Cool Balducci s’apparente à un travail sur le “mésusage” plus que sur la transformation ou la manipulation de matières, ce qui les maintiendrait à égale distance de la sculpture et de la performance. C’est ici que le lien avec une certaine histoire de l’anarchisme 2, de manière plus pratique qu’idéologique, affleure. Comme s’il s’agissait de défier le travail comme entité structurante sur le régime du sabotage plus que de l’attentat. Autrement dit, une réappropriation de l’intérieur, individuelle, assimilée et dispersée au coeur de l’activité. Ce détournement est poétique au sens où il n’est pas discursif, mais opère par image, par soustraction et par ellipse. Ce faisant, son insistance vrille à l’intérieur de l’ordinaire en le déchirant, écartelant le temps et l’espace, et ouvrant des brèches vers d’autres zones de la sensibilité et de la conscience.
Cette pratique par soustraction est l’écho du positionnement de Cool Balducci dans le champ de l’art. Depuis le début de leur collaboration en 1995, il y a ces refus réguliers de documenter, de montrer, de vendre ou de discourir, une répugnance à tout ce qui pourrait commencer à faire système ou norme. Cette esquive n’est jamais démonstrative, ni directement revendiquée. Elle rappelle volontiers le célèbre « I would prefer not to » (« Je préfèrerais ne pas ») de Bartleby, le héros employé de bureau de Melville, qui crée le désordre par l’abstention 3. Ce refus de nommer leur pratique ou de l’insérer dans un corpus déterminé, cette manière de déjouer les manières de faire (des vidéos ne sont pas réellement des films ni des documents ; des gestes médiatisés, refaisables et transférables qui contestent les bases historiques de la performance ou du body art) démontrent un rejet des assignations fussent-elles celles de l’art. Par ailleurs, la relativité de ces positions est le signe d’un refus même de s’enfermer dans un protocole de refus. Dès lors, on pourrait dire que le sabotage que propose le travail de Cool Balducci se double d’une sorte d’autosabo-
tage de la part d’artistes ne fuyant pas les paradoxes et acceptant de payer le prix de leur sédition.
Car si elle les dépasse dans ses intentions, leur démarche s’inscrit profondément dans un rapport à l’histoire et au présent de l’art. Si l’action est travaillée de manière autonome, son insertion dans un espace d’exposition fait toujours l’objet d’une profonde réflexion de la part des deux artistes sur les enjeux de la monstration. C’est même cette inflexion apparemment mineure de la forme par rapport à un contexte qui crée l’impact particulier de leur travail au fil des expositions. Pour employer une terminologie balistique : même pris de biais, l’angle du tir finit par toucher l’art en plein coeur.

Marie Cool Fabio Balducci, Sans titre, bureaux, lumière du soleil, 2017
Action réalisée pendant le montage de la documenta 14 à Kassel, dimensions variables
Courtesy les artistes et Marcelle Alix, Paris
Photo : Marie Cool Fabio Balducci
Remerciement : documenta 14

Marie Cool Fabio Balducci, Sans titre, crayons de couleur, bureau, 2010.
Action, dimensions variables
Courtesy les artistes et Marcelle Alix, Paris
Photo : Marie Cool Fabio Balducci

Marie Cool Fabio Balducci, Sans titre, 2 feuilles de papier (A4), biafine, 2004
Action, dimensions variables
Courtesy les artistes et Marcelle Alix, Paris
Photo : Marie Cool Fabio Balducci

POÉSIE BALISTIQUE

On aura compris que c’est pour cette trajectoire particulière que j’ai choisi d’inviter Marie Cool et Fabio Balducci au sein du cycle “Poésie balistique” à La Verrière. Parce que leur travail a cette manière unique de toucher à la poésie dans la précision et la rigueur du geste répété. Parce que les résultats de leurs expériences sensibles sont sans cesse recadrés par la réflexion critique. Parce qu’ils font du hasard un programme, de l’accident une position, sans jamais figer un système. S’il peut sembler paradoxal de présenter une telle oeuvre qui fuit les assignations au sein d’un cycle thématique, j’assume, avec leur accord, de le faire avec une exposition volontairement “curatée” dans un sens précis, qui détourne peut-être momentanément le sens de leur démarche. Si la question d’abîmer cette fragile bulle de “non-intention” que Cool Balducci ont construit peu à peu s’est posée, cette dépossession est aussi une manière de faire jouer les résonnances de leur travail dans le champ de l’art, et je les remercie de cette confiance. Si au moment où ces lignes sont écrites, ces choix ne sont pas entièrement fixés, je sais que l’exposition sera nourrie des considérations ci-dessus, évoquant une série de gestes dans leur dimension à la fois indéchiffrable et reflet d’un conditionnement sourd du monde du travail. Associant objets et vidéos, mais aussi un corpus de dessins sur papier rarement présentés, l’exposition dépliera un ensemble d’activités conçues comme manière de signifier une présence, mais aussi de percer des issues vers des rives plus troubles de la perception. »
Guillaume Désanges


[English below]

POETRY AS SABOTAGE

There are two approaches to the work of Marie Cool and Fabio Balducci : one is ethereal, the other terrestrial. One is vertical, the other horizontal. A fictional approach, and a functional approach. This cesura between two planes, one transcendent, the other immanent, defines the two perspectives that coexist peacefully in their oeuvre. The first approach is the most obvious and immediate for any viewer encountering their minimal but precise actions, the product of their acute consciousness of the exhibition space. Running around a plastic bag that floats on the air stirred by the movement, scattering salt on sheets of white paper, cutting a loaf of sugar in half with the flat of the hand, using a finger to make a long strip of Scotch tape vibrate in space, holding two sheets of A4 paper pressed vertically between the palms of the hands. There is, I think, a childlike, infantile aspect to their graceful, undemonstrative practice – as silent and undemonstrative as the artists themselves on the subject of the meaning of their work. Infantile in the sense of ‘pre-lingustic’ 1, in its quiet discovery of the physical conditions of the work’s environment (space, time, light, gravity), through direct experience and experiment. And yet there is a ‘misunderstood’ (or ‘mis-heard’) quality to this mute, ethereal work. Because behind the silence, we detect a whisper of adulthood and the world of work : the informed, intentional rather than intuitive aspect of the work, its cultural as opposed to its spiritual aspect. This side of their work knows that gestures are never insignificant, but finds itself caught up unwittingly in the history of forms, ideas and societies, so that the duo’s production and reception alike owe much to the superimposition of facts and affects. It is this, more critical aspect of their work, couched in their precise choice of materials, that breaks through its initially apparent, formal surface.

MEASURE FOR MEASURE

First, there is the space of the table – or more precisely, the desk – a constant feature in Cool Balducci’s work, as a support for performances, but also as a sculptural object. Often, Marie Cool or performers recruited specially for the work sit at the desk to make forms using cotton thread, sheets of paper, crayons and Scotch tape. Sometimes, the desk will be moved in response to the shifting projections of sunlight on the floor. As a flat expanse or plane, the desk represents a space for making rather than showing. Neither market stall nor workbench, the standardised furniture selected by Cool Balducci for their exhibitions embodies their quintessentially tertiary economic vision. In so doing, it evokes a disconcerting sense of the unreality of work, embodied in the materials used (the sheets of A4 paper, the roll of Scotch tape, the plastic ruler), interchangeable from one activity to another. This critique of the norms of the administrative economy is a clue to the political issues explored in their work : the office accessories stand for the archetype of the professional environment, they are the invisible substitutes for the merchandise that has vanished from the visible economy. We understand that this tertiary paraphernalia, chosen quite deliberately by the artists, constitutes not merely the raw material of their work, but also its subject matter.
More precisely, Cool Balducci’s reductive, constrained forms explore the abstract concept of measurement, which itself addresses the imprint of the coercive norm. The delimitation of space is a recurrent motif, as seen in the abrupt frontier between dark and light (expressed in the gap between two sheets of paper), the shifting frontier of pencils on a table-top, the frontier marked by a length of Scotch tape that divides a space in two or encloses an expanse of water poured onto a table. But this conditioning is sometimes more implicit still : the possibility of movement is enabled or limited by air, gravity or Biafine cream on a perfomer’s hands. In this way, industrially-conditioned objects are reconditioned by a material and physical order that operates as a measure (in the sense of ‘measuring oneself against’) of these mechanical laws. Nonetheless – and this is where the poetry breaks the surface – each work is also an unproductive act of measurement, an act of evaluation against a non-existent norm, or against the contingent norm of the present moment. In short, a ‘measure for measure’.

DRAWINGS WITHOUT DESIGN

The precision of Cool Balducci’s work may be re-evaluated in light of these ‘vanitas actions’. The beauty of certain gestures does not detract from their repetitiveness, their automatism, the sometimes absurd conditioning that they imply. In this context, Cool Balducci’s work emerges as an exploration of the misuse of materials, rather than their transformation or manipulation. It’s this that keeps it equidistant from sculpture and performance alike. Here, too, is where its connection with a particular sense of anarchism 2, more practical than ideological, emerges. The challenge to work as a constructive entity in its own right is expressed as an act of sabotage from within, rather than as an attack from without. In other words, a re-appropriation of the interior, individualised, assimilated and dispersed at the core of the activity. This repurposing is poetic in the sense that is not discursive, but operates through imagery, subtraction and ellipsis. In so doing, its insistent quality bores into the interior of the everyday, splits it open, tears apart the fabric of time and space, and breaks into new territories of sensitivity and consciousness.
This subtractive practice echoes Cool Balducci’s positioning in the artistic landscape. Since their beginnings in 1995, they have issued regular refusals to document, exhibit, sell or discuss their work, springing from an instinctive, gut dislike of any appurtenance to normality or ‘the system’. This avoidance is never overt, never explicitly stated. Rather, it is reminiscent of the famous catchphrase of the eponymous hero of Herman Melville’s Bartleby, the Scrivener : a story of Wall Street, the office worker who ‘would prefer not to’, and sows disorder by abstention.3 This refusal to put a name to their practice, or to inscribe it within a clearly-defined corpus, this way of subverting their practical means (videos that are neither films, nor documentaries ; mediatised, repeatable, transferable actions that challenge the historic roots of performance or body art) signal a rejection of the assignation of their work to one artistic category or another. Furthermore, the relative nature of these positions signals a refusal even to become locked into a protocol of refusal and refutation. Hence, the acts of sabotage in Cool Balducci’s work are backed by a kind of deliberately paradoxical self-sabotage on the part of the artists, determined to accept and pay the price of their own sedition.
Their approach engages deeply with the history of art and the contemporary artistic scene, though its intention surpasses both. Each action is an autonomous work, but its insertion into the exhibition space is invariably the object of profound reflection on the part of both artists, on the issues inherent in its presentation. Their seemingly minor inflections of form in response to context are what generates their work’s very particular impact, from one exhibition to the next. To borrow a term from ballistics : even at an oblique angle, their aim strikes at the very heart of art.

BALLISTIC POETRY

As will be apparent, this ‘oblique angle’ is what prompted me to invite Marie Cool Fabio Balducci to take part in the current ‘Ballistic Poetry’ season at La Verrière. Because their work has a unique way of attaining poetry through the precision and rigour of its repetitive actions. Because the outcomes of their sensitive experiments are endlessly reframed in the critical discourse. Because they have forged a programme based on chance, a creative stance based on accident, a system that is never fixed. The inclusion of a body of work that shuns categorisation or definition may seem paradoxical in a season of exhibitions on a closely specified theme ; nonetheless, and with the artists’ consent, I readily assume ‘curatorship’ of the present show, in a precise sense of the term that, momentarily, subverts the essence and import of their approach. We raise the question of the bursting of the fragile bubble of ‘non-intention’ that Cool Balducci have gradually established, but this dispossession is also one way of exploiting their work’s resonance with the world of art, and I thank them for the confidence they have shown in me.
At the time of writing, these choices are not wholly fixed, but I know that the finished exhibition will be nourished by the considerations expressed here, evoking a series of actions that are both indecipherable and reflect the silent conditioning of the world of work. Through objects and videos, and a rarely seen body of work on paper, the exhibition presents an ensemble of ‘actions’ conceived as signifiers of a particular presence, but also as a way to break out and journey to the more unsettling boundaries of our perception.’
Guillaume Désanges

Marie Cool Fabio Balducci, exhibition view,
La Verrière, Brussels, 2018
Courtesy of the artists and Marcelle Alix, Paris
© Isabelle Arthuis. Fondation d’entreprise Hermès

MARIE COOL FABIO BALDUCCI
Exposition du 18 avril au 7 juillet 2018
Entrée libre du mardi au samedi, de 12 h à 18 h
Visite commentée chaque samedi à 15 h
Exhibition from April 18 to July 7, 2018
Free admission Tuesday to Saturday, 12 a.m. to 6 p.m.
Guided visits every Saturday at 3 p.m.
50, Boulevard de Waterloo – 1000 Bruxelles
50, Waterloo Boulevard, Brussels 1000
+32 (0)2 511 20 62
www.fondationdentreprisehermes.org

Newspaper of the exhibition / Journal de l’exposition :

PDF - 1.5 Mo

feuille de salle :

PDF - 121.1 ko