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LA FOULE 2 (contrôle-chaos) / THE CROWD Chapter 2 (control-chaos)
Espace d’art contemporain La Tôlerie (Clermont-Ferrand, France), 2008



THE CROWD (0-INFINITY), Chapter 2 (control-chaos)

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Artists : Boris Achour (France), Anna Adahl (Sweden), Eric Baudelaire (France), Christian Boltanski (France), Tania Bruguera (Cuba), Claude Callot (France), Maurizio Cattelan (Italy), Raychel Carrion Jaime (Cuba), Martin Creed (UK), Annika Eriksson (Sweden), Léon Ferrari (Argentina), Michel François (Belgium), Felix Gonzalez-Torres (Cuba, USA), Douglas Huebler (USA), Ji ?i Kovanda (Czech Republic), Kristof Kintera (Czech Republic), Maider Lpez (Spain), Nicolas Moulin (France), Roman Ondàk (Slovakia), Claude Rutault (France), Allan Sekula (USA), Laure Tixier (France), Justine Triet (France), Marie Voignier (France), William Wegman (USA)

Curated by Guillaume Désanges, assisted by Mélanie Mermod (Work Method)

- Espace d’art contemporain La Tôlerie (Clermont-Ferrand, France), 2008, oct. 10. - nov. 30.

In the lineage of works by Elias Canetti, the motif of the crowd as an echo of the political notion of community can extend to the history of forms. The crowd results from the paradoxical formation of a "collective individuality," a physical gathering of units momentarily sharing a common goal. As a group capable of reaching the "innumerable," the crowd fascinates as much as it frightens through its physical monstrosity and immeasurable power. From a more formal point of view, the crowd’s motif refers to the representation of a whole as a sum of specific elements, therefore to the idea of fractals. It also relates to the ornamental tradition of the grotesque, as a chaotic succession that gives a form of order to disorder.

The first chapter of this evolving exhibition, untitled Unity - duality, - the pack - the mass, approached this complex theme in an abstract, paradoxical manner. The choice of the art works was more sensory and intuitive than illustrative. The monochrome was thought of as an erasing of the subject. Chaotic or falsely controlled multitudes - including organic or social structures that operate like the "crystals of masses" - developed embryos of unit behavior.

This second chapter, untitled Control - chaos, literally invades the first one, since the art works don’t replace but augment the previous installation, making it denser, parasitizing it, contaminating it. It focuses on the uncontrollable nature of the crowd and the different strategies to confront it, in terms of statistics, aesthetics, playfulness, violence or tragedy. Because the chaos created by the multitude is more than a representation of the world, it is a very condition of life. As physicist Erwin Shrdinger explains it, the immeasurable quantity of atoms in the substance justifies itself by the necessity to statistically direct the behavior of a naturally agitated and chaotic assembly, in order to generate efficient phenomenon. From the uncontrollable overflow of the mass to the oppression and to the control of the individuals, from the visual vertigo of the innumerable to the formal games of the multitude, from the impossibility to organize it to the will to be dissolved in it, the exhibition explores various relationships between the individual and the mass. Doing so, it indirectly approaches the notion of the sublime that Kant designated as what appears disproportionate, what one cannot embrace neither with imagination nor with the eye. Therefore, what remains formless, wild and terrifying. Starting with a representation of the void and infinity of the monochrome, the exhibition ends with the moving image of the infinity of absences.

Thanks to : Electronic Art Intermix, FRAC Languedoc-Roussillon, Kadist Art Foundation, collection Barbara et Howard Morse, Polaris gallery, gallery Schleicher & Lange, Robert Vifian, Joao Tovar, école Supérieure d’Art de Clermont Communauté, Felix Gonzalez-Torres Foundation, gb agency, Mairie de Clermont-Ferrand, galerie Chez Valentin, Musée d’Art Roger Quillot, Tania Bruguera, FRAC Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Catherine Bastide, Zadig Productions, Tanguy Eeckhout, Roger Matthys, galeria Distrito Cu4tro, Léon Ferrari, Andrea Wain, Fonds National d’Art Contemporain, FRAC Ile-de-France, Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole.

With the support of SEACEX, Sociedad Estatal para la Accin Cultural Exterior (Spain)

Espace d’art contemporain La Tôlerie
10, rue du Bien Assis
63000 Clermont-Ferrand
FRANCE

General view

Maider Lopez, Playa Itzurun 3, 2005, photographie, 170 x 170 cm, courtesy of the artist and gallery Distrito Cu4tro, Madrid

Christian Boltanski, Archives des Suisses morts, 1990, 480 boîtes en métal, 15 lampes électriques, env. 680 x 222 cm, Collection musée d’art moderne de Saint-Etienne


LA FOULE (0-INFINI), Chapitre 2 (contrôle-chaos)

Artistes : Boris Achour (France), Anna Adahl (Suède), Eric Baudelaire (France), Christian Boltanski (France), Tania Bruguera (Cuba), Claude Callot (France), Maurizio Cattelan (Italie), Raychel Carrion Jaime (Cuba), Martin Creed (GB), Annika Eriksson (Suède), Léon Ferrari (Argentine), Michel François (Belgique), Felix Gonzalez-Torres (Cuba, USA), Douglas Huebler (USA), Ji ?i Kovanda (Rép. tchèque), Kristof Kintera (Rép. tchèque), Maider Lpez (Espagne), Nicolas Moulin (France), Roman Ondàk (Slovaquie), Claude Rutault (France), Allan Sekula (USA), Laure Tixier (France), Justine Triet (France), Marie Voignier (France), William Wegman (USA)

Une exposition proposée par Guillaume Désanges, assisté de Mélanie Mermod (Work Method)

- Espace d’art contemporain La Tôlerie (Clermont-Ferrand, France), 2008, 10 oct. - 30 nov.

Dans la lignée de la pensée de l’écrivain Elias Canetti, le motif de la foule se fait l’écho de la notion ontologiquement politique de communauté, mais concerne tout aussi bien une histoire des formes. La foule naît de la formation paradoxale d’une "individualité collective", un regroupement physique de sujets partageant momentanément un objectif commun. Un regroupement pouvant atteindre l’"innombrable", qui fascine autant qu’il effraie par sa monstruosité, sa puissance mais aussi sa volatilité. D’un point de vue formel, le motif de la foule, unité formée par une somme d’éléments caractéristiques, évoque les fractals et la tradition ornementale du grotesque, organisation visuelle semblant donner un ordre à une réalité multichangeante. Mais cette investigation sur la foule, la masse, ne peut pas se faire sans considérer d’abord la question de l’absence et du néant, de l’individu isolé apparaissant au monde, puis de son rapport à l’altérité et au groupe, première étape vers la constitution d’une communauté.

Le premier chapitre de La Foule (0-infini), sous-titré Unité - dualité - la meute - la masse, abordait ce sujet de manière abstraite, voire paradoxale, à travers une sélection d’"uvres plus sensitives et allusives qu’illustratives. Du monochrome comme effacement du sujet jusqu’à la multitude faussement contrôlée de l’amoncellement, en passant par des structures organiques ou sociales qui, telles des "cristaux de masse", développent des embryons de comportement unitaire.

Ce second chapitre, sous-titré Contrôle - chaos, vient littéralement envahir le premier, puisque les "uvres ne remplacent pas mais augmentent le précédent accrochage en le densifiant, le parasitant, le contaminant. Il s’agit cette fois d’interroger le caractère incontrôlable de la foule et différentes stratégies pour s’y confronter, dans des perspectives statistique, esthétique, ludique, violente ou tragique. Car le chaos né de la multitude est plus qu’une représentation du monde, il est une condition même de la vie. Comme l’explique le physicien Erwin Shrdinger, l’incommensurable quantité d’atomes de la matière se justifie par la nécessité de diriger statistiquement le comportement d’une assemblée naturellement agitée et chaotique, afin de générer des phénomènes effectifs. Des débordements incontrôlables de la masse à l’oppression et au contrôle des individus, du vertige visuel de l’innombrable aux jeux formels de la multitude, de l’impossibilité de l’organiser à la volonté de s’y perdre, l’exposition explore ainsi diverses problématiques du rapport de l’individu à la masse. Ce faisant, elle aborde indirectement l’idée du sublime, que Kant désignait comme ce qui apparaît disproportionné, ce qu’on ne peut embrasser ni du regard ni de l’entendement et qui reste donc informe, sauvage et terrifiant. Démarrant avec une représentation du néant et de l’infini monochrome, elle se clôt avec l’image émouvante d’une infinité des absences.

Remerciements : Electronic Art Intermix, FRAC Languedoc-Roussillon, Kadist Art Foundation, collection Barbara et Howard Morse, Polaris gallery, gallery Schleicher & Lange, Robert Vifian, Joao Tovar, école Supérieure d’Art de Clermont Communauté, Felix Gonzalez-Torres Foundation, gb agency, Mairie de Clermont-Ferrand, galerie Chez Valentin, Musée d’Art Roger Quillot, Tania Bruguera, FRAC Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Catherine Bastide, Zadig Productions, Tanguy Eeckhout, Roger Matthys, galeria Distrito Cu4tro, Léon Ferrari, Andrea Wain, Fonds National d’Art Contemporain, FRAC Ile-de-France, Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole.

Avec le soutien de SEACEX, Sociedad Estatal para la Accin Cultural Exterior (Espagne)

Espace d’Art Contemporain La Tôlerie
10, rue de Bien- Assis
63000 Clermont-Ferrand

Vue Générale

Leon ferrari, Héliographies, 1980 - 1983

Martin Creed, Work n 262 (Half the air of a given space), 2001, ballon en latex vert, dimensions variables, collection Frac Languedoc-Roussilon, Montpellier


LA FOULE (0-INFINI), Chapitre 2 (contrôle-chaos)
Catalogue de l’exposition

PDF - 6.1 Mo