Shows / Expositions  | Projects / projets  | La Verrière - Fondation d’entreprise Hermès, Bruxelles  | Méthode Room, Chicago  | Workshop / Ateliers  | Texts / Textes  | Interviews / Entretiens  | INFO




>> La Verrière - Fondation d’entreprise Hermès, Bruxelles

Francisco Tropa STAE - Submerged Treasures of Ancien Egypt / TSAE - Trésors Submergés de l’Ancienne Egypte
La Verrière - Fondation d’entreprise Hermès, Brussels



Exhibition in the frame of the cycle "Gestures of the Mind", La Verrière - Fondation d’entreprise Hermès, Brussels from September 8th to October 19th, 2013


TSAE : Terra platonica, 2013. © P. Tropa


TSAE : Terra platonica, 2013. © P. Tropa


TSAE : Terra platonica, 2013. © P. Tropa

Portuguese artist Francisco Tropa (his country’s representative at the 2011 Venice Biennale) is the author of a complex body of work, freely combining a broad range of techniques, from the most basic skills to virtuoso tours de force. Mixing art and technical ingenuity, Tropa’s creative vision embraces prototypes and machines, but also paintings, screen prints, photography and performance. The result is a ‘world’ very much his own, nourished by diverse sources including a rigorously antihierarchical array of references, figures from the ancient and modern worlds, science and magic.

For me, Francisco Tropa was a natural choice for the first solo exhibition in the series Des gestes de la pensée (‘Gesture, and thought’) : his relationship to the world of knowledge is both central and indefinable, wide-ranging and precise. His forms’ relationship to their cultural substrate is ambivalent, rooted in a continuous, two-way traffic of influences. Gesture and thought flex and develop their respective muscles, with neither taking the lead. Rooted in matter, Tropa’s practice is, then, as intuitive as it is erudite. A kind of ‘emotional erudition,’ undisciplined and unschooled. Often, his works direct us a posteriori to his source texts and theoretical researches. In short, everything in Tropa’s work is interconnected : his network of references irrigates the work upstream and downstream of the creative artefact. His narrative clues – fictive irruptions, breaking the formal surface of his objects – contribute a sense of coherence, while never defining or constraining. Much is left to a sheer delight in form, the senses and chance. And so Tropa’s artistic investigations, often pursued over several years, coalesce from time to time in complex, fascinating installations.

This is very much the case with TSAE - Trésors Submergés de l’Ancienne Égypte (‘The underwater treasures of Ancient Egypt’), a new project created especially for La Verrière. Disordered and wide-ranging, this vast, cosmogonic installation takes the form of a rambling archaeological exhibition. Conceptually, the exhibition is structured around three rooms, representing three successive ‘chapters’ : the ‘underwater section’, the ‘desecrated room’ and ‘Terra Platonica.’ These three spaces – intellectual rather than phsyical – are exploded within the space of La Verrière. Drawing on several different bodies of work, they evoke differing representations of the world, from the medieval Christian Topography of Cosmas Indicopleastes, to the modernist utopias of Paul Scheerbart. But rest assured, nothing is truly transparent or legible here. The ensemble forms a find of incomplete sculptural fiction which the visitor is invited to recompose in their mind – like a work of futurist fantasy fiction, recounting the history of forms and representation, expressed in enigmatic works which stand as silent clues.


TSAE : Terra platonica, 2013. © P. Tropa


TSAE :Terra platonica., 2013. © P. Tropa


Exposition dans le cadre du cycle "Des gestes de la pensée", du 8 septembre au 19 octobre 2013.
La Verrière - Fondation d’entreprise Hermès
Commissaire : Guillaume Désanges

L’artiste portugais Francisco Tropa, qui représenta son pays à la Biennale de Venise en 2011, développe un oeuvre complexe qui convoque avec brio toutes sortes de techniques, des plus virtuoses aux plus élémentaires. Mêlant l’art et l’ingénierie, il développe dans un même geste créatif prototypes et machineries, mais aussi peintures, sérigraphies, photographies, performances, etc. En découle un univers singulier nourri de références variées, convoquant sans hiérarchie des figures archaïques et modernes, les sciences et la magie, comme sources des oeuvres. S’il m’a paru intéressant d’inviter Francisco Tropa pour cette première exposition individuelle au sein du cycle « Des gestes de la pensée », c’est que sa relation à la connaissance est à la fois essentielle et indéterminée. Diffuse et précise. Ses formes entretiennent avec leur substrat culturel une relation trouble, faite d’influences réciproques, d’allers-retours permanents, le geste et la pensée se musclant mutuellement sans que l’un ne précède l’autre. Sa pratique, ancrée dans la matière, est donc autant intuitive qu’érudite. Une sorte d’ « érudition affective », indisciplinée et sauvage. Souvent, ce sont les oeuvres qui orientent a posteriori les lectures et recherches théoriques. Bref, tout est enchevêtré chez Tropa : le réseau de références irrigue l’oeuvre en amont et en aval. Ce faisant, ses indices narratifs, qui sont autant de percées fictionnelles de la surface formelle des objets, donnent une cohérence aux projets sans jamais les déterminer, et une grande place est laissée aux plaisirs de la forme, aux sensations et au hasard. C’est ainsi que s’agglomèrent des installations complexes et fascinantes, qui ponctuent des chantiers de travail de plusieurs années. C’est le cas avec ce projet inédit, spécialement produite pour la Verrière, et intitulée « TSAE - Trésors Submergés de l’Ancienne Egypte ». Vaste installation de type cosmogonique, proliférante et désordonnée, elle prend la forme d’une exposition archéologique dont on arpenterait les traces éparses. Agglomérant différents corpus du travail, elle convoque plusieurs types de représentations du monde, de la « topographie chrétienne » médiévale d’un Cosmas Indicopleustes aux utopies modernistes d’un Paul Scheerbart. Mais rassurons-nous, rien n’est si clair ni réellement lisible, ici. L’ensemble dessine une sorte de fiction sculpturale incomplète que le visiteur est amené à recomposer mentalement. Comme un roman d’anticipation à travers une histoire des formes et de la représentation, dont les oeuvres énigmatiques seraient autant d’indices muets.


TSAE :Terra platonica. 2013. © P. Tropa


TSAE : Terra platonica, 2013. © P. Tropa


TSAE : Terra platonica, 2013. © P. Tropa

PDF - 1.1 Mo

Download the journal of the exhibition (english-french)

La Verrière - Fondation d’entreprise Hermès, Brussels ( Belgium)
50, boulevard de Waterloo
Monday to Saturday, 11am - 18pm. Free entrance.