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2001-2011 : Suddenly, Yet (Soudain, déjà)
Ensba, Paris



2001-2011 : Suddenly, Yet / 2001-2011 : Soudain, déjà

October 21 2011 - January 8 2012

works by :

Mathieu Kleyebe Abonnenc, Farah Atassi, Bertille Bak, Neil Beloufa, Simon Boudvin, Jean-Baptiste Akim Calistru, Isabelle Cornaro, Baptiste Debombourg, Cyril Dietrich, Sophie Dubosc, Claire Fouquet, Noa Giniger, Aurélie Godard, Laurent Grasso, Clarisse Hahn, Jonathan Loppin, Estefania Penafiel Loaiza, Emilie Pitoiset, Julien Prévieux, Chloé Quenum, Clément Rodzielski, Elodie Seguin, Claire Tenu, Thu Van Tran, Justine Triet, Adam Vackar, Natalia Villanuva, Virginie Yassef, Raphaël Zarka
curated by :
Guillaume Désanges

Ecole Nationale des Beaux-Arts, Paris

13 Quai Malaquais, 75006 Paris

contact presse : tanguy.grard@ensba.fr

2001-2011 : Suddenly, yet presents works by young artists who studied at the Ecole nationale supérieure des beaux-arts in the decade 2001-2011. A selective retrospective of works by an generation of artists unlike any other. First, because symbolically they are the very first generation of the twenty-first century and thus, whether they like it or not, must assume the heroic mission of ushering artistic creation into a new century : the famous "two thousand," a change of millenium that was long the focus of projections and fantasies ranging from fear to high hopes. Second, because this generation’s beginning was simultaneous with the initial event of a new era : the attacks of September 11, 2001, upset world order in a way we are as yet incapable of measuring. It is of course hardly the purpose of art to systematically reflect a historical context, as it remains free of all external determinations, particularly symbolic ones. However, all of these young artists have studied, undertaken, constructed and forged a body of work inscribed in the fascinating process of globalization : internet, reshuffled geopolitical cards, uncertainty and the definitive end of utopia in the western world. A process that has included face transplants, the explosive rise of the neurosciences and contemporary art biennals, the war in Iraq, ecology. Not to mention the repressed return of the avant-gardes, the advent of production tools available to all, the sharing of knowledge. The exhibition 2001-2011 : Suddenly, yet presents a selection of works by 30 artists who graduated from the Ecole in the new millenium, setting those works alongside the major events of this past decade. Not to illustrate current events by art works but rather to measure the gap between them, the deviant or alternative position that art may take in relation to contexts and events. To observe how art moves beyond those events, confronts or transforms them, slips their grip. How it sheds light on or complexifies them. These are two parallel histories, related to each other in by affinities, accident, coincidence, visual and thematic shocks. It is thus along a chronological line that the exposition proceeds. A fixed line with which the works comes to associate themselves freely, some of their makers in the process of becoming, others already enjoying recognition. Since it is always difficult to get distance on a contemporary generation and identify guiding ideas, the exhibition circumvents this stumbling block. Deliberately, exaggeratedly, it situates this generation within its time, at the core of a network of contemporary facts and situations. Not so much to create connections as to point up tensions, suggest alternative readings of the world by art and perhaps even of art by the world.


FRANCAIS

2001 - 2011 : SOUDAIN DEJA présente les oeuvres de jeunes artistes ayant fréquenté l’école nationale supérieure des beaux-arts au cours de la décennie 2001-2011. Rétrospective sélective d’une génération pas comme les autres. D’abord parce qu’elle est symboliquement la première du vingt-et-unième siècle. A ce titre, elle assume, à son corps défendant, une mission héroïque : l’entrée dans un nouveau siècle de création. Celui du fameux an 2000, un changement de millénaire longtemps objet de projections et de fantasmes, entre crainte et espoirs. Ensuite parce qu’elle débute avec l’événement majeur d’une nouvelle ère, les attentats du 11 septembre 2001, qui ont bouleversé l’ordre du monde, d’une façon qu’on est encore incapable de mesurer. Certes, l’art n’entend pas refléter systématiquement un contexte historique, tant il reste insoumis à toute détermination extérieure, a fortiori symbolique. Néanmoins, tous ces jeunes artistes ont étudié, amorcé, construit et forgé une oeuvre inscrite à l’intérieur d’une fascinante mondialisation : celle d’Internet, des cartes géopolitiques rebattues, de l’incertitude et de la fin définitive des utopies dans le monde occidental. Celle des greffes de visage, de l’explosion des neurosciences, des biennales d’art contemporain, de la guerre d’Irak, de l’écologie. Celle du retour refoulé des avant-gardes, des outils de production à la portée de tous ou encore du partage du savoir. L’exposition 2001 - 2011 : SOUDAIN DEJA présente une sélection de 30 artistes issus de l’école depuis 2000, en les mettant en parallèle avec les grands événements de cette décennie. Ce faisant, il ne s’agit pas d’illustrer l’actualité par les oeuvres, mais plutôt de mesurer l’écart, la position déviante ou alternative que peut prendre l’art par rapport à des contextes et des événements. Observer comment il les dépasse, les affronte, les esquive ou les transforme. Comment il les éclaire ou les complexifie. Deux histoires parallèles, dont les liens peuvent être d’affinités, d’accidents, de coïncidences et de chocs visuels et thématiques. C’est donc une ligne chronologique qui constitue le fil de cette exposition. Une ligne fixe sur laquelle viennent s’associer librement les travaux des artistes, dont certains sont en devenir, d’autres déjà bien reconnus. S’il est toujours difficile d’avoir du recul sur une génération contemporaine et de dégager des lignes directrices, l’exposition entend éviter cet écueil. Elle place délibérément et exagérément cette génération dans son temps, au centre d’un réseau de faits et de situations contemporains. Non pas tant pour créer des liens que pour souligner des tensions. Proposer des lectures alternatives du monde par l’art, et, pourquoi pas, de l’art par le monde.

Communal kitchen_Farah Atassi

Onomatopeia_Adam Vackar

Vue de l’exposition

Vue de l’exposition