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Guillaume Désanges / 8 rue Perdonnet 75010 Paris, France
info@guillaumedesanges.com

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Guillaume Désanges is a free-lance curator and art critic, founder and director of Work Method, a Paris based agency for artistic projects. He organizes international exhibitions projects and lectures.

Latest projects : There was a time in the Past where the Future was Present (2015, Museum of Art and History, Saint-Denis, Paris), Ma’aminim, The Believers (2015, Museum of Art and History, Saint-Denis & Tranzitdisplay, Prague, Czech Rep.), “Ballistic poetry” (2016, La Verrière, Fondation d’entreprise Hermès, Bruxels), L’esprit français, Countercultures, 1969-1989 (2017, La maison rouge - Fondation Antoine de Galbert, Paris), The enemy of my enemy (2018, Palais de Tokyo,Paris)


Guillaume Désanges est commissaire d’exposition et critique d’art. Il dirige Work Method, structure indépendante de production. Il développe internationalement des projets d’expositions et de conférences.

Derniers projets : There was a time in the Past where the Future was Present (2015, Museum of Art and History, Saint-Denis, Paris), Ma’aminim / Les Croyants (2015, Musée d’art et d’histoire, Saint-Denis & Tranzitdisplay, Prague, Rep. Tchèque), Poésie Balistique (2016, La Verrière, Fondation d’entreprise Hermès, Brussels), L’esprit français, Countercultures, 1969-1989 (2017, La maison rouge - Fondation Antoine de Galbert, Paris), L’ennemi de mon ennemi (2018, Palais de Tokyo,Paris)




>> NOW, TO COME / AUJOURD’HUI, A VENIR

A HISTORY OF PERFORMANCE IN 20 MINUTES

A LECTURE BY GUILLAUME DÉSANGES WITH FRÉDÉRIC CHERBOEUF
LECTURE SUNDAY NOVEMBER 25, 2018 AT 2 P.M.

CENTRE NATIONAL DE LA DANSE
1 RUE VICTOR-HUGO 93507 PANTIN
https://www.cnd.fr/fr/


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Let’s attempt a history of the body in art as a history of silence as opposed to discourse about art. Let’s simply show how the history - of art - has, at a certain moment - and for some people - engendered gestures and not objects. And certainly not discourse...
Looked at this way, in a purely formal fashion, the history of performance, or of body art, is not then a history of the representation of the body but exclusively a history of gesture.
Barely sketched, already expired.

Guillaume Désanges
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As part of the "L’Invitation aux musées", during which Centre national de la danse invites, on the weekend of 24 and 25 November 2018, Serralves Foundation and Magasin des horizons to transform CND into a living and ephemeral museum.
More information :
https://www.cnd.fr/fr/program/949-l-invitation-aux-musees-week-end-2

1 day pass :
With the CND card : 10€ (reduced rate) - 15€ (full price)
Without the CND card : 15€ (reduced rate) - 20€ (full price)

Ticket office :
+ 33 (0)1 41 83 98 98
reservation@cnd.fr

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[FR]

UNE HISTOIRE DE LA PERFORMANCE EN 20 MINUTES

UNE LECTURE DE GUILLAUME DÉSANGES AVEC FRÉDÉRIC CHERBOEUF

CONFÉRENCE LE DIMANCHE 25 NOVEMBRE 2018 À 14H

CENTRE NATIONAL DE LA DANSE
1 RUE VICTOR-HUGO 93507 PANTIN
https://www.cnd.fr/fr/

Tenter une histoire du corps dans l’art comme une histoire du silence face au discours sur l’art. Décontextualiser la performance de son environnement historique.
Simplement montrer comment l’histoire de l’art - a à un moment donné - et pour certains - engendré des gestes, et non plus des objets.
(Et surtout : non plus des discours).
Ainsi observée, de façon purement formelle, l’histoire de la performance, ou du body art, n’est pas alors, une histoire de représentation du corps mais exclusivement une histoire de gestes.
A peine esquissés : déjà morts.

Guillaume Désanges
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Dans le cadre de « L’Invitation aux musées » lors duquel le Centre national de la danse invite, le week-end du 24 et 25 novembre 2018, la Fondation Serralves et le Magasin des horizons à transformer le CND en un musée éphémère et vivant.
Plus d’informations :
https://www.cnd.fr/fr/program/949-l-invitation-aux-musees-week-end-2

Pass journée :
Avec la carte CND : 10€ (tarif réduit) - 15€ (tarif plein)
Sans la carte CND : 15€ (tarif réduit) - 20€ (tarif plein)

Billetterie :
+ 33 (0)1 41 83 98 98
reservation@cnd.fr
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SPOLIA
UN PROJET DE GUILLAUME DÉSANGES ET MOUNTAINCUTTERS

EXPOSITION DU 13 OCTOBRE 2018 AU 6 JANVIER 2019

AVEC (SOUS RÉSERVE) : MOUNTAINCUTTERS, ETEL ADNAN, CADA (COLECTIVO ACCIONES DE ARTE), DANIÈLE ALLEMAND ET STÉPHANE GÉRARD (INITIATEUR DE L’ATELIER PHÉNOMÈNES), MANUEL JOSEPH, L’ART DU KINTSUGI (CATHERINE ALGOET/MOUNTAINCUTTERS), MOONDOG, PIER PAOLO PASOLINI, W.G. SEBALD, CHRISTOPHE TARKOS, ETC.

LE GRAND CAFÉ - CENTRE D’ART CONTEMPORAIN, SAINT-NAZAIRE
PLACE DES 4 Z’HORLOGES
OUVERT TOUS LES JOURS SAUF LUNDI ET JOURS FÉRIÉS DE 14H À 19H ET LE MERCREDI DE 11H À 19H
ENTRÉE LIBRE

Photo : mountaincutters, Saint-Nazaire, 2018

Première exposition du cycle « Généalogies fictives » proposé par le commissaire Guillaume Désanges à l’invitation du Grand Café - centre d’art contemporain, Saint-Nazaire

« Under construction, everything is only half complete. In ruins, all is complete. »
Le Prince, Béla Tarr, Les Harmonies Werckmeister, 2000

Identité hybride, le jeune duo mountaincutters pratique la sculpture in situ, contaminant radicalement l’espace des lieux où il / elle expose. En écho à cette identité trouble répond une incertitude esthétique, qui privilégie les situations transitoires et les formes inachevées pour des compositions a priori fortuites, à la beauté sauvage. Matériaux corrompus et objets salis, poussière, terre et rouille envahissant surfaces et sols, dalles de bétons brisés, céramiques grossières, eau en circuit continu, les installations de mountaincutters sont des traces d’activités improbables, suspendues entre construction et destruction, architecture et archéologie, s’apparentant parfois à un chantier abandonné. Un caractère brut, pour ne pas dire brutal, dont l’« informe » suscite une part de doute et de malaise, mais aussi une certaine fascination pour la ruine. Cette aridité manifeste ne masque pas la rigueur ni la précision de compositions discrètement théâtralisées, voire spectaculaires, qui impliquent toujours une activité « en creux ». De fait, tout ici résonne d’un corps absent, dont les sculptures seraient les prothèses, appendices rudimentaires et insuffisants figés dans une logique fonctionnelle dont la finalité nous échappe. Et si c’était une scène de théâtre, ce serait celle de la tragédie, ou plus précisément de ses résurgences à l’ère industrielle. De fait, la pratique sculpturale de mountaincutters a quelque chose de littéraire. Elle s’accompagne d’un travail d’écriture, poésie brute rédigée à la première personne, qui ouvre un pendant organique aux structures matérielles. Parfois, c’est la présence de photographies argentiques qui engage des amorces de narration. Dès lors, c’est un insondable mystère qui se dégage de cette « œuvre », qu’on entend ici au double sens étymologique de travail et d’opera, c’est-à-dire lié à la peine, à la modification des corps, mais aussi à l’énigme de la création. Le projet d’exposition Spolia propose de déplier le travail des mountaincutters à travers une vaste installation qui inclue des productions nouvelles (dont des sculptures, dessins, vidéos), mais est aussi le réceptacle d’autres formes : films, objets, textes, documents, œuvres, etc., choisis par le commissaire et les artistes en écho à leur travail. Des peintures de Etel Adnan aux artefacts produits pour la réplique de la grotte Chauvet, de la démarche poético-politique de Pasolini à la musique expérimentale de Moondog, en passant par la poésie de Christophe Tarkos ou de Manuel Joseph, ces éléments hétéroclites forment une sorte de « généalogie fictive » déployée dans l’espace. Une zone de tension sourde qui laisse percer à sa surface, comme par capillarisation, des vestiges refoulés. Le titre de cette exposition à la fois collective et individuelle, Spolia, est tiré d’un mot latin qui désigne en architecture l’utilisation d’un fragment d’un ouvrage existant pour l’intégrer à un nouvel ensemble. Les origines troubles de cette pratique selon les époques et les lieux, entre nécessité, hommage et exhibition dominatrice du bien « spolié », sied parfaitement au caractère foncièrement archéologique du travail des mountaincutters et au caractère hybride de ce projet en particulier. En amont de l’exposition, les artistes ont effectué des recherches à Saint-Nazaire et ses alentours, puisant dans les ressources industrielles, mais aussi historiques et sensorielles des lieux. L’ensemble forme donc une sorte de « méta exposition » ou œuvre d’art totale, qui permet d’appréhender de manière élargie leur œuvre, mais aussi les fantômes qui la hantent. Il y est notamment question de destruction, de fusion, de fossiles, de tragédie, de réparation, de poésie et de politique, mais saisis dans un système non discursif, qui relève plutôt de l’ineffable, voire littéralement de l’« innommable », soit : ce qui se refuse à être nommé.

Guillaume Désanges

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Remerciements : Amaury Cornut, Philippe Durand, Stéphane Gérard, Wolfgang Gnida, Jean-Marc Prévost

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Communiqué de presse

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ISMAÏL BAHRI
« DES GESTES À PEINE DÉPOSÉS DANS UN PAYSAGE AGITÉ »

EXPOSITION DU 21 SEPTEMBRE AU 1er DÉCEMBRE 2018

LA VERRIÈRE, BRUXELLES
50, BOULEVARD DE WATERLOO
DU MARDI AU SAMEDI, 12H-18H
ENTRÉE LIBRE

Photo : Ismaïl Bahri, Scotch (matériel de recherche), 2018
Courtesy de l’artiste

Dans le cadre du cycle d’expositions « Poésie balistique » qu’il a initié en 2016 à La Verrière, l’espace bruxellois de la Fondation d’entreprise Hermès, le commissaire Guillaume Désanges présente une exposition personnelle de l’artiste franco-tunisien Ismaïl Bahri

Depuis la fin des années 2000, Ismaïl Bahri développe un travail fondé sur des situations et des gestes ténus dont la logique inexorable finit par produire une forme de magie ou de grâce saisie au cœur de la matière. [...] À la Verrière, pour sa première exposition personnelle en Belgique, Ismaïl Bahri a imaginé un ambitieux projet qui transforme l’architecture du lieu pour en faire une sorte d’instrument optique, jouant sur des jeux d’ombre et de lumière, d’apparition et de disparition d’images, révélés à l’intérieur du bâtiment ou amenés de l’extérieur. L’enjeu est de se servir de l’énergie de la Verrière, c’est-à-dire principalement de sa lumière, tout en dissimulant son origine. Au sein de ce dispositif, deux types de projections se mélangent : la projection numérique et la projection naturelle. Des formes, des objets et des dessins mais aussi des percées de lumière naturelle accompagnent des vidéos rétroprojetées. Cet environnement associera des travaux récents de l’artiste produits pour l’occasion issus d’observations et d’expériences autour de la tempête, du vent et du chaos, d’une confusion naturelle qui finit par former des visions fugitives plus ou moins ordonnées. Présenté dans le cadre du programme ‟Poésie balistique”, qui examine les écarts entre le programme et son résultat, autrement dit entre les intentions et les intuitions dans certaines pratiques programmatiques et conceptuelles de l’art, le travail d’Ismaïl Bahri me paraît au cœur de ces enjeux, qu’il redistribue à sa manière.

Extrait du texte de Guillaume Désanges

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Ismaïl Bahri a reçu le soutien de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques en 2018.

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Dossier de presse